Archive pour la Catégorie 'AU FIL DU TEMPS… B'

ritournelle…

ritournelle... dans AU FIL DU TEMPS... B Ta-voix-c-D.-Lefevre

©  Dominique Lefevre

Toujours
la même ritournelle
semeuse de joie
qui jette ses perles bleues à la volée
à travers le filtre de la lumière…

Est-ce que
l’on t’oublie ?
Est-ce que l’on t’entend
parmi taffetas et paillettes
au cours de fêtes bien provisoires ?

Ou bien
nous parlerais-tu tout bas
comme une fontaine confidente qui se presse
à l’oreille du cœur ?

Bernard Perroy

 

*

Franchir le pas…

 

Franchir le pas... dans AU FIL DU TEMPS... B P1030248-229x300

Sologne 2012 –   © B. Perroy

.

                           à Marie Marec,

Dites-moi
comment franchir le pas,
sauter
d’un bord à l’autre de la vie
et sourire
sans arrière-pensées
aux arbres,
aux sources,
aux abîmes-mêmes
qui comprennent,
davantage
qu’on ne le croit,
l’élan du ciel
qui les recouvre…
.
Bernard Perroy

Passant…

 

Passant... dans AU FIL DU TEMPS... B P1080560-225x300

Nantes 2012 - © B. Perroy

 

                                       à Michel Baglin,
 
Sur toi à présent
le velours de la nuit…
 
Tu lèves la tête sur le champ
des astres, et plus tard tes yeux
 
se retournent vers l’origine
d’un humus fécond.
 
Actes de présence,
actes de passage…
 
Tu sembles frémir
à ces mots sur ta langue
 
présageant d’un souffle,
transportant malgré toi
 
la confiance d’un nouveau
lever du jour…
 .
Bernard Perroy

*

 

La confidente…

 

La confidente... dans AU FIL DU TEMPS... B La-confidente-gr-007-225x300

La confidente -  © N. Billecocq

.

Tu ne sais pas toujours
comment sourire
ou croire à la marche du temps…
.
Ton pas s’arrête
et c’est toujours
pour écouter les mots des autres,
.
écouter comme on regarde,

comme on respire un tableau,
là, devant soi,
.
comme on respire un visage,
l’image tapie au fond d’un coeur
qui se confie comme on déverse

.
son flot d’amertume et de couleurs.
.
Bernard Perroy

Jaillissement…

 

 

Jaillissement... dans AU FIL DU TEMPS... B Fontaine-Bd-PERROY-225x300 Le Viel (Noirmoutier) © B. Perroy

 

Le chant jaillit du coeur
comme d’une source
et sort des lèvres,

pour qui,
pour quoi,

gratuitement,
comme l’eau d’une fontaine…

Et l’automne,
l’hiver,

le flot de tes joies, de tes peines,

à jamais  s’entremêlent
en un unique temps,

une saison sous les saisons
qui donne en nous

la « note »…

Bernard Perroy

Le temps presse…

 

Le temps presse... dans AU FIL DU TEMPS... B Le-gué-226x300

Le gué  ©  Dominique Lefevre


Le temps presse et je ne veux plus savoir

si l’on doit s’arrêter pour se demander

tant de choses…

 

Il nous faut passer d’une rive à l’autre,

peut être en tremblant sur les pierres du gué,

mais c’est la vie !


Tâcher d’accueillir la clarté du silence et le son cristallin

d’une eau vive ne cessant de couler

au cœur même de la nuit…


Bernard Perroy

Joie d’enfance…

Joie d'enfance... dans AU FIL DU TEMPS... B Tibouchi-couverture-de-carnet-1-208x300série « Couvertures de carnets »  © H. Tibouchi

 
                                  à  Hamid Tibouchi,
 
Comme deux points vifs,
les yeux de l’enfance,
 
et son visage tout rond
aux joues roses
affronte la blancheur des neiges
ou des sables du désert…
 
L’enfant de mes voyages,
à la calotte bleue,
sourit comme un signe,
une virgule,
un style d’idéogramme :
 
fenêtre ouverte
à toutes les questions
de celui qui marche et cherche
et se donne sans fin à la curiosité
 
avant de céder un jour
aux étoiles ou aux fleurs
de l’abandon…
 
Bernard Perroy

Quelqu’un m’a dit…

 

Quelqu'un m'a dit

Vallée de la Kadisha (Liban) © B. Perroy 

 

Quelqu’un m’a dit

que je n’étais pas né,

mais il se trompe

car la vue me fait contempler

la pluie et le soleil,

et le berceau des astres

en pleine nuit.

 

Quelqu’un m’a dit

que je n’étais pas né,

mais il ne voit sans doute pas

que ma vie, depuis des années,

n’est qu’une seconde naissance

qui me porte vers le jour sans déclin.

 

                                Bernard Perroy

*

Par la fenêtre…

4srielesfentrescollagegislainelejard.jpg

série « Les fenêtres » n°17 – collage © G. Lejard 


                             à Guislaine Lejard,                                                       

Ces livres posés sur la table

s’endormiraient

s’il n’y avait par la fenêtre

un mot du vent,

une parole de lumière

venant caresser les pages

et cet ordre des choses

où le dehors et le dedans

s’interpénètrent.

 

Et tout s’opère de même

entre le regard

et les objets qui s’engrangent

avec le temps

dans les recoins de la mémoire

et la demeure intarissable de nos cœurs…

                                       Bernard  Perroy





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