Archive pour la Catégorie 'AU FIL DU TEMPS… C'

ciel pourpre…

 

pour un temps seulement le ciel s’habille de pourpre et nos yeux s’ouvrent sur la soie lumineuse qui se trouve également au-dedans de soi………….

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.

                      à toutes les mères,

 .

Sur le pont de pierres,

tes larges pas,

ton œil fixant l’horizon…

.

Entends-tu l’eau qui sème

sa lente présence au fond de toi,

comme une mère apprend la patience

.

pour que son enfant

trouve en lui-même le fil rouge

de sa vie ?

.

                   Bernard Perroy

*

Sans bruit…

 

Sans bruit... dans AU FIL DU TEMPS... C img_1981-300x196

monastère St-Antoine, désert Egypte © C. Deher

.

             à Jean-Luc Pouliquen,

Il fait doux

et peut-être passes-tu

de fenêtre en fenêtre

nous caresser de ta lumière,

.

ô parole d’amour

qui te saignes sans bruit

pour que nous nous approchions de toi

avec des bonds d’enfants…

Bernard Perroy

 

*

Je ne suis pas d’ici…

 

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Le Viel (Noirmoutier)  © B. Perroy


                                                  à Charles Chlela,

Je ne suis pas d’ici.

Je sais seulement les mots

pour dire le ciel et la terre,

le regard d’un enfant ou d’un ange,

la mer et son fracas d’embruns…

 

Le soleil tient mon cœur

en attente d’une place

où respirer sans fin

les flots de sa lumière…

 

Et la dernière phrase

serait pour dire

le seul passage après la mort

qui m’ouvrirait sur cet espace

où les mots deviennent inutiles…

 

Bernard Perroy

 

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Le Viel (Noirmoutier)  © B. Perroy


*

L’enfant seul…

 

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« The sitting kid »  pochoir © Jef Aérosol


L’enfant seul, anonyme,

porte un prénom comme assourdi,

une manière peut-être de se dire

qu’il n’existe pour personne…

 

On entend battre l’absence

et la pulsation du temps

à ses tempes juvéniles

qui n’osent déranger

les nuages de ses pensées,

 

ni la flamme de son regard

qui s’allonge

dans le sens de l’horizontale

 

et du passage multiple des passants…

Bernard Perroy

*

Tu m’invites…

 

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Tripoli (Liban)  © B. Perroy

« Lisse et royale la mer sans âge »

Nadia Tueni

Tu m’invites à voir de près

ou de loin, à scruter

aux confins de la mer

le pouls de l’horizon

tout en sachant m’arrêter

sur l’écorce des arbres,

les lignes du sol et de la pierre,

les courbes de la terre,

les fragiles efforts des hommes

pour vivre sur les rives

de l’infini…

 

Bernard Perroy

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Tyr (Liban)  © B. Perroy

*

Jusqu’où ?…

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Bords du Nil (Moyen-Égypte)  © Catherine Deher


                à Annie et Serge Wellens,


Des racines jusqu’au ciel,

par-delà les hauts et les bas

de toute traversée,

 

du ciel jusqu’aux racines,

dans quel sens s’élargir,

s’approfondir ?

 

Mais, dis-tu,

vivre du va-et-vient

permanent

 

entre les sous-sols nourriciers

et l’envol du passereau.

 

Bernard Perroy

 

*

Reflets d’eaux…

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Reflets aux canards 1  © B. Perroy

 Toi lumière,

tes jeux,

ton vacarme tranquille

irisant la surface des eaux,

 

ton éloquence

au pied de ma fenêtre

avec ta part en toi

d’étreinte et de silence…

 

Jeu d’eaux et de vie,

brève cantate à mille voix

quand les canards s’ébrouent

dans un bain de reflets…

 

Toi lumière

aux perles rares

qui savent pourtant si souvent

nous offrir leurs éclats,

 

perles de joie à certaines heures

pour le regard des yeux

et du coeur…

 

 

Bernard Perroy

  

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Reflets aux canards 2  © B. Perroy

**

(Voir parmi les ALBUMS PHOTOS : « Reflets aux canards« )

*

Le fruit suspendu…

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Vallée de Mara (Roumanie)  © Cath. Deher

 à Gérard Bocholier,

Le fruit suspendu

se dépêche de tomber

dans l’herbe mouillée,

 

petit événement

qui entre dans  le grand catalogue

des faits ignorés…

 

L’eau s’évapore

et le soleil réchauffe les bottes de foin,

et tout ce qui s’offre à mains nues…

 

Le temps pourrait s’arrêter là

mais il poursuit son chemin

dans l’aventure des coeurs…

 

Bernard Perroy

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Vallée de Mara (Roumanie)  © Cath. Deher

*

S’arrêter…

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Le Vieil (Noirmoutier)  © B. Perroy


Au bout du bois,

au bout du temps lui-même retiré de ses échardes,

on aperçoit la grève

dans ses jeux d’ombre et de lumière…

 

Rien n’y fait,

l’homme s’essaie toujours à vaincre ses peurs,

 

et  certains jours,

le bleu du ciel,  un bout d’horizon

par-dessus le muret,

 

tout l’invite à s’attarder sur cette paix tant rêvée,

vivante et voisine de tout,

s’immisçant parmi les pierres,  les herbes,

et le sable sous les pieds.


Rien n’y fait, l’espérance trace sa flèche

dans les coeurs

et l’homme s’étonne de pouvoir toujours

avancer sur le chemin…

 

Bernard Perroy

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Le Vieil (Noirmoutier) – © B. Perroy

*

Sans autre bien…

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Khemisti (Algérie)  © Jean Perroy

 à Hafsa Saifi,

Sans autre bien
que l’ombre offerte d’un palmier,

le regard tourné
tout aussi bien
au-dedans
qu’au-dehors,

il n’est plus question
de parler de patience,

mais simplement
d‘un chant
aux discrètes inflexions
semblable à l’écoulement continu

d’une fontaine
jaillie du coeur…

Bernard Perroy

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Khemisti  © Jean Perroy

*

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